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 « I'M THE QUEEN. » || Jour Fantôme & Valse Temporelle.

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Administratrice ; Fély.

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MessageSujet: « I'M THE QUEEN. » || Jour Fantôme & Valse Temporelle.   Lun 24 Fév - 17:01


JOUR FANTÔME.
______________________________
feat. Valse Temporelle

Un mot, un coup de vent et la voilà partie. Jour Fantôme est toujours aussi vagabonde qu'à son habitude, prenant à peine le temps de manger. Elle file à nouveau, le souffle court, galopant à travers les terres du clan de l'Ombre sans se retourner. Si quelqu'un la poursuivait, elle se contenterait de ses autres sens pour deviner la présence.

Elle avance rapidement, ne pense à rien d'autre que de sentir le vent entre sa fourrure. Le soleil passe entre les branches des quelques arbres présents sur ses terres. Elle soupire, aurait voulu rester dans l'ombre encore un peu. Les pupilles vertes de la femelle s'animent, leurs reflets pomme jouant comédie, dansant en suivant les rayons du soleil.

Ce n'est qu'après quelques minutes de course - mais aussi de marche, par endroits - que Jour Fantôme arrive à un endroit aléatoire. Aujourd'hui, c'est tombé sur la plaine, qui n'échappe pas à la lueur du soleil. Heureusement pour Phantom, l'étincelle lumineuse n'est pas assez forte pour l'éclairer totalement, la laissant plongée dans la discrétion et le secret. Les yeux fermés, elle se pose au pied d'un arbre, assise parmi l'herbe et plus parmi la neige. Elle aurait pu rester longtemps ici sans rien faire, mais un bruit lointain lui a indiqué une présence, la sortant de sa méditation habituelle. Les réflexes de sortie, elle relève ses oreilles vivement, guette les alentours et humant l'air à la recherche d'une odeur. Ce qu'elle sait, c'est que le chat venu l'embêter - ou venant ici par hasard, qui sait ? - fait partie du Clan de l'Ombre.
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MessageSujet: Re: « I'M THE QUEEN. » || Jour Fantôme & Valse Temporelle.   Mar 25 Fév - 19:55


Oh so you're a Queen ? But I'm a King, bitch.

Ft. Jour Fantôme

Matin. Et c’est reparti pour une nouvelle journée monotone. Le Soleil se levait, à moitié caché par les nuages gris, tristes, et semblaient de passage dans la région. Les arbres devenaient peu à peu perceptibles à la faible lumière du jour. Je me lève le plus discrètement que possible de ma litière et grimace en sentant mes membres hurler de protestation. Encore ces foutues courbatures ! En même temps, je commence à avoir l’habitude, ma litière se fait toujours asperger d’eau, car elle est près d’une rigole. Je récolte tout ce qu’il y a de plus mauvais au sein du camp. La plus mauvaise litière, la proie la plus maigre, la place la plus inconfortable. Et en plus de ça, je me fais « tabasser » tous les jours. Je sais que ça ne sert à rien de m’apitoyer sur mon sort, c’est moi qui ai fait ce choix en ne ripostant pas. Du coup, tout le monde en profite. C’est moche, mais c’est la vie.

En sortant, j’observais le camp se réveiller lentement. Les chatons qui s’amusent déjà à l’entrée de la Pouponnière, envoyant voltiger des gerbes de mousse un peu partout, avant de se faire réprimander sévèrement par leurs mères, et rentrer les oreilles basses dans la tanière. Les anciens, qui se prélassent déjà dehors, espérant au moins capturer quelques rayons de soleil pour réchauffer leur fourrure, tandis que d’autres se plaignent de leurs membres souffrants. Les apprentis se réveillent, baillant la gueule grande ouverte, les yeux encore bouffis de sommeil, et notre Chef, Etoile de la Salamandre, qui sort de son antre pour s’asseoir sur le Rocher qui surplombe le camp, et observe les félins en contrebas. Derrière moi, je sens déjà les guerriers s’éveiller, donc je m’esquivais discrètement de l’entrée, et me dirigeais vers la réserve de gibier. Je m’approche et choisis un lapin, légèrement maigre, le dernier qu’il reste. J’irais chasser après pour en ramener au camp. J’allais croquer dans la chair à pleines dents, lorsque l’on me poussa violemment. Je boulais à trois queues de renards plus loin et soupirais. En me relevant, mon pelage tigré déjà couvert de poussière, je fis face à l’imbécile qui me servait de frère. Ce dernier me fixa d’un air hautain et méprisant, avant de partir, la proie entre les dents, vers sa bande d’amis, qui lui fichèrent des grandes claques avec leurs pattes sur l’échine, en le félicitant de son coup.

Je me contentais alors de serrer les canines pour contenir cette colère qui grandissait en moi, telle une vague qui se levait lentement, prête à tout balayer sur son passage. Je devais tout le temps me contenter de contenir en moi, ce monstre qui s’éveillait lentement en ma personne, et que chaque être vivant sur cette Terre appelle « haine ». Je tournais les talons, frustré, et sortit du camp, sans aucun regard pour les félins, qui pris de pitié pour moi, m’observaient avec compassion, partir l’allure paralysée, presque à la méthode des « monstres » des Bipèdes.

Une fois dehors, je me mis à courir, pour évacuer cette colère d’impuissance, autour de moi. Mes pupilles bleues brûlaient de rage, et si elles avaient été des crocs, elles auraient tuées. Sentant l’épuisement me gagner, je ralentis la cadence, jusqu’à stopper près d’un arbre qui reprenait des couleurs. Me laissant tomber au sol, je regardais le ciel gris, où malgré les nuages, quelques rayons perçaient par-ci, par-là. Je m’apprêtais à fermer mes paupières, lorsque j’entendis une cavalcade non loin. Je me dis : « Déjà ? Ils le font de plus en plus tôt, dis donc. » Je n’avais pas besoin de sentir leur odeur dans l’air, je savais déjà qui c’était. Je me relevais, calme, prêt à recevoir ma punition du jour. Ils m’entourèrent, un sourire malsain collé sur leur museau, et commencèrent. Les coups pleuvaient sur mon échine meurtrie, mais je ne répliquais pas. Ce n’était pas dans ma façon de faire. J’osais espérer encore qu’ils comprennent que la violence ne résolvait rien, mais ils me semblent déjà perdus. Triste d’admettre que mon frère et ses petits copains sont déjà des psychopathes. Je m’écroulais au sol couvert de neige fondue sous un énième coup, et poussais un gémissement de douleur.

Puis, les coups stoppèrent. Ils semblaient rigoler, et je les sentais jouer avec ma queue, arrachant les poils un par un. C’était désagréable, et je ressentais des picotements de douleur sur le long de mon panache. Mais, voyant là une faille, je me relavais aussi vite que je pus, et m’enfuis, laissant des sillons de sang sur mon passage. Je grimaçais en détalant, ils ne m’avaient pas raté ! Je déboulais comme un fou sur la Plaine, et là, me stoppait net. En face de moi, une femelle au pelage blanc, tacheté de noir au museau. Des orbes d’un vert chartreux, scintillaient sous l’infime lueur du Soleil. Jour Fantôme. Je pestais mentalement, c’était ma journée aujourd’hui ! Déjà une énième séance de tabassage matinal, puis une rencontre avec la femelle que j’exécrais en tout, et qui me le rendait bien lorsqu’elle s’ennuyait. Elle me fixait, comme si j’étais un insecte nuisible ayant fait irruption dans sa fourrure immaculée, et c’est exaspéré que je lâchais un simple mot :

« Quoi ? »
Elle murmura quelque chose que je n’entendis pas, et continua à me fixer pendant un long moment. Au bout d’un moment, embarrassé, qu’elle me scrute dans les moindres détails sans la moindre gêne, je levais les yeux au ciel. Avant de les rabaisser et de lancer sur un ton hargneux :

« C’est bon ? T’as fini d’admirer la vue ? C’est si magnifique de voir un guerrier blessé ? »

J’étais courbaturé de partout. Mes membres protestaient à chaque pas, et je boitais bas. Mon échine me brûlait inlassablement, et c’est la queue basse et les oreilles complètement déchiquetées que je tournais les talons. Il me fallait trouver des toiles d’araignée, et vite. Et je n’allais certainement pas débarquer ainsi dans la Tanière d’Harmonie des Enfers, le corps en loques et faire comme si de rien n’était. Parce que j’étais sûr que le Clan entier serait au courant, et cafter revenait à prendre plus cher encore. Une de mes vieilles blessures s’était rouverte au flanc gauche, et une large entaille sur mon bassin me faisait pousser de petits gémissements de douleur à chaque avancée. Pitoyable, voilà ce que j’étais. Je repartis dans la direction par laquelle j’avais déboulé. J’allais peut-être trouver des plantes médicinales dans tout ce fatras de neige, de givre et d’eau.

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MessageSujet: Re: « I'M THE QUEEN. » || Jour Fantôme & Valse Temporelle.   Mar 25 Fév - 21:00


JOUR FANTÔME.
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feat. Valse Temporelle

L'indésirable montra sa tête. Au plus grand malheur de madame la reine, qui n'est autre que moi, c'était Valse Temporelle. On dirait qu'il ne se passe pas de sa dose d'égratignures chaque jour. C'est peut-être un dealer, dans le fond, et vu comme ça, c'est drôle. Je l'observe de haut en bas, et il saigne de plusieurs endroits. Le visage plein de rage, il me dévisage, comme s'il espérait que ça allait me faire quelque chose. Je suis peut-être une Dame, je ne suis pas aux pattes de n'importe qui et certainement pas d'un mâle sous la soumission de tout le monde. Dans le fond, ça fait presque pitié.

« Quoi ? »

Je lâchais des paroles inaudibles, qui se révélaient être « Il se rebelle parce qu'il me hait ? C'est drôle. ». Et pas que je ne veule pas l'exprimer, je n'avais juste pas l'envie de lui adresser la parole. S'il désire partir, qu'il le fasse, qu'il me foute la paix. Lui parler ne m'apporte rien, le défendre encore moins, sauf des ennuis - mais ça encore, je m'en fous totalement. Je continuais de l'observer, comme s'il était entièrement exposé à mon regard franc et à la pression qu'il pouvait offrir. Il leva les yeux au ciel, pour les baisser rapidement ensuite, et lancer, hargneusement ;

« C’est bon ? T'as fini d’admirer la vue ? C’est si magnifique de voir un guerrier blessé ? »

Si une chose m'est insupportable, c'est bien d'être prise pour une quiche ou pour un chien. Jusque là, je me fichais de ce qu'il pensait de moi, qu'il me haïsse, c'est tant mieux pour lui. Mais qu'il délivre sa haine sur moi, là non ; il ne me connaît pas, ça se voit, ça s'entend, ça se lit. Lâche, il allait repartir, tournant les talons, râlant de douleur. Un bref soupir amusé s'échappa de ma gueule, avant que je me décide à me lever, pour le narguer de ma facilité à avancer sans boiter, et pour continuer de l'emmerder un bon moment, puis lâcha sur un ton hautain ;

« Un guerrier blessé, non, sauf s'il s'est pris une bonne raclée comme toi. Une poule mouillée qui se fait puissant face à moi, oui. »

Je lâchais un rire franc, poursuivant la course, puis d'un bond maîtrisé, me plaça devant Valse Temporelle pour lui « bloquer la route ». Même s'il aurait pu, en étant très lâche, juste dévier son chemin. Léchant ma patte, les flammes dans le regard, je continuais de l'observer volontairement.

« J'comprends toujours pas pourquoi tu te laisses taper comme si t'étais une bouse. À moins que tu n'en sois une. Ça mérite réflexion. »

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MessageSujet: Re: « I'M THE QUEEN. » || Jour Fantôme & Valse Temporelle.   Mer 26 Fév - 21:42


Oh so you're a Queen ? But I'm a King, bitch.

Ft. Jour Fantôme

Perdu dans mes pensées embrouillées par la douleur, je sursautais légèrement en constatant que Jour Fantôme s’était levée pour marcher à mes côtés. Sur mes gardes, je me demandais ce qu’elle voulait. Sans doute me narguer et enfoncer le silex dans la plaie. Je grinçais des dents lorsque sa voix hautaine et méprisante parvint à mes oreilles déchiquetées :

« Un guerrier blessé, non, sauf s'il s'est pris une bonne raclée comme toi. Une poule mouillée qui se fait puissant face à moi, oui.»

Je poussais un petit soupir d’exaspération et continuais ma route en silence. De toute façon, à quoi cela servait de répondre à ces habituelles provocations, à part une incessante joute verbale, hein ? Elle devait vraiment s’ennuyer pour venir me narguer dans un moment pareil celle-là ! Et puis, je me demande à quoi est-ce qu’elle s’attend ? A ce que je pète les plombs et lui balance mille et une choses à la gueule ? Pour qu’elle aille se vanter d’avoir fait « sortir de ses gonds » le petit Valse Temporelle ? Non merci, j’ai déjà assez de marques d’humiliation dans une journée. Pas besoin d’en rajouter, hein. J’étais tellement plongé dans ma réflexion, que c’est à peine si je ne l’ai pas percuté, cette guerrière famélique au regard méprisant. Qu’est-ce qu’elle foutait devant moi, d’abord ? C’était lassant le fait que tout le monde cherche à voir si j’allais péter un plomb et remettre en cause mes idéaux avec un seul geste. Alors, je m’arrêtais, lui faisant face. Elle me fixa tout en se léchant lentement la patte, une sorte de feu dansant avec grâce dans les pupilles, puis blablata, tandis que je l’écoutais patiemment sortir ses élucubrations :

« J'comprends toujours pas pourquoi tu te laisses taper comme si t'étais une bouse. À moins que tu n'en sois une. Ça mérite réflexion.»

Je lui lançais un regard de pitié, démontrant ma lassitude face à son attitude. Combien de fois m’avait-on fait le coup du « dis-moi pourquoi tu ne ripostes pas ? » Ca ne les regardait pas, pas plus qu’elle ou les autres. Son regard, ces flammes, était-ce de la curiosité ou de l’avidité de savoir un de mes points faibles ? Je n’en sais rien, je ne suis pas dans sa tête. La voix lasse et fatiguée, le peu d’énergie qu’il me restait qui filait entre mes pattes. Un corps dévasté et un moral las. Et le tout couronné par une femelle cherchant à me provoquer juste parce que je n’ai pas supporté le fait qu’elle me fixe comme si j’étais un jouet à Bipèdes. J’crois je n’ai pas de bonne étoile aujourd’hui. Soupirant bruyamment, je plongeais mes orbes bleus glace dans les siennes, vert chartre. Je me contentais d’exposer les sentiments utiles : indifférence, lassitude et douleur. Oui, car de toute façon cette dernière était visible physiquement. Je murmurais juste de façon audible :

« Il n’y a rien à mettre en réflexion de quoi que ce soit. C’est ainsi, et ça le sera toujours. Bonne journée, Jour Fantôme. »

Je la contournais difficilement, et recommençais à claudiquer vers les buissons au loin. Je chancelais sur mes pattes, il me semble que je devais avoir perdu un peu trop de sang, après tout, mon pelage était poisseux du liquide vital. Je ne sais pas comment je faisais pour encore tenir debout, mais cela relevait du miracle. Et même, je ne sais même pas ce qui me poussait à faire cela, après tout, qui regretterait le fait que je clamse ? Ouais, personne. Me laissant tomber au sol, je me mis à fixer le ciel au-dessus de moi. Gris, avec quelques fioritures de bleus, et d’infimes rayons de soleil perçant le couvert épais des nuages. Cette palette de couleurs ternes me donna la nausée, et je fermais les paupières. Franchement, c’était n’importe quoi ces histoires avec des félins mourant en fixant le ciel, le trouvant magnifique, avec des cœurs et des étoiles magnifiques et tout. Vraiment n’importe quoi. Je rouvris les yeux pour les poser sur une silhouette brouillée un peu plus loin de moi. C’est qui ? Je me relevais difficilement et plissais les yeux, les réduisant à deux fentes bleu liquide, pour distinguer la personne en question. Mais rien à faire, ma vue était brouillée par la douleur, et d’infimes taches rouges apparaissaient ça et là de ma vision. Super. Je tournais le dos à la silhouette indistincte et tentais de marcher. Et boum, tombé le petit Time. Ouais, trop cool, je vais marcher en rampant comme un lombric maintenant ! Je rampais donc, avec l’infime intuition d’avoir l’air ridicule. N’importe qui me voyant aurait envie de m’achever tout de suite, ou de se foutre de ma gueule. Finalement, j’abandonnais, ça servait à rien, je mettrais des lunes à atteindre ces fichus buissons. Le faible Valse Temporelle, agonisant dans l’herbe, dans le territoire de son propre Clan. Ca fait un beau résumé de situation, ça ! Non, franchement je suis pathétique.

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MessageSujet: Re: « I'M THE QUEEN. » || Jour Fantôme & Valse Temporelle.   Mer 12 Mar - 0:17


JOUR FANTÔME.
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Dans un soupir, il s'échappa de nouveau de mon étreinte, ou du moins essayait, comme persuadé que sa lassitude allait me convaincre de le laisser s'évader, dans un élan de bonté. Même les grincements de dents qu'il avait pu laisser paraître me semblaient inconnus et oubliés, comme si l'essence de l'existence de ses râles avait disparu. Dans ses pas qui sonnaient comme lourds, Time restait indéfiniment silencieux, en se menant à l'oubli lui même. S'il n'était pas ressorti de son rêve éveillé et de ses idéaux lassants et irréalistes, le matou m'aurait percuté avec une charge pathétique, lui qui perdait encore du sang, tachant sa fourrure sans cesse. Mes mots ne le percutaient pas et, au final, je m'en fichais. C'était son problème, s'il voulait être éternellement une larve, en attendant, s'il est la proie des attaques physiques de certains, peut-être que la morale le fera réagir. Je rirais lorsqu'il sortira enfin de sa coquille, partageant des flammes rougeoyantes de rage.

Le regard de pitié qu'il me lançait me faisait ni chaud, ni froid, ni même la fatigue qui se lisait sur son visage mélangée aux plaintes que mon attitude pouvait provoquer. Sa mine ressortait comme délaissée, totalement mise de côté, comme si lui-même se fichait de son propre sort. Il pointa ses yeux de glace vers les miens, me partageant sa douleur, son indifférence et sa lassitude – et mon esprit me laisse penser que lui-même se lasse de sa vie et de son sort, et pire encore, de lui-même. Il s'élança vers un effort certainement grand pour lui, puisque la seule perception du murmure à peine audible se limitait à une voix presque sifflante.

« Il n’y a rien à mettre en réflexion de quoi que ce soit. C’est ainsi, et ça le sera toujours. Bonne journée, Jour Fantôme. »

Il me contourna, avec des mouvements maladroits et difficiles, semblables à un homme marchant avec un boulet accroché constamment à lui. Je me contentais d'échapper un souffle d'exaspération, l'observant perdre le liquide rouge. Il émanait de lui une odeur poisseuse, pourtant je marchais dans sa direction, en me contentant de le suivre. Quelques pas plus tard, un tas de poussière s'éleva, camouflant moins d'une seconde sa masse, qui venait de s'effondrer lourdement contre le sol. J'observais la bête qui levait légèrement la tête, en observant le ciel, m'élançant vers lui d'un bond maîtrisé. Les paupières entre-ouvertes, je percevais un laps de temps ses prunelles, avant qu'il ne referme ses yeux, le museau posé au sol dans un nuage de poussière. Assez rapidement, Time persista, rampant comme une larve. J'avais pourtant raison, il en était réduit au stade d'esclave, d'objet et de simple défouloir des plus abrutis, et désormais gisant dans l'herbe, il reposait impuissant. S'il était tombé sur un félin pire que moi, sans doute serait-il déjà minablement achevé ou bien, il resterait là longtemps à agoniser sous les moqueries de l'imbécile.
Il ne fallait pas longtemps pour arriver à ses côtés. Je réfléchissais à la manière par laquelle j'allais l'aider. Soit courir comme une abrutie après une guérisseuse aux manières spéciales – et loin d'être mon ennemie, c'est vrai –, soit je le prenais sur mon dos pour l'amener entre les pattes de cette dernière. Autant dire que la deuxième alternative était la meilleure, selon moi.

« Sens-toi chanceux dans ce malheur de ne pas te faire bouffer par un renard. Maintenant tu te relèves, tu bouges ton cul et j'te choppe sur mon dos pour que tu te fasses soigner. C'est pas des toiles d'araignées dont t'as besoin mon pote. Sinon, tu peux aussi rester là à rien foutre en te laissant crever, au choix. »

Je persistais avec ce ton arrogant pour le pousser à le faire, sans pour autant le traiter comme un gros tas de bouse. S'il n'y arrivait pas tout seul, je pourrais tout autant l'aider, ou bien, s'il le souhaitait, le laisser gésir en allant bêtement chercher ses toiles pour les lui appliquer après avoir désinfecté… en léchant ce liquide vital poisseux. Pauvres guérisseurs, c'est dégueulasse de lécher du sang aussi sali par le combat et par la terre. Mais bon, si c'était pour la bonne cause, hun.
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