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 ✾ Le danger de la vie

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MessageSujet: ✾ Le danger de la vie   Mer 20 Fév - 16:16

{ Privé pour Étoile Obséquieuse }

La matinée était passée d'une façon que Poussière de Roche n'avait pas désirée. Ayant profité des Terres Libres et de leur fraîcheur une bonne partie de la nuit, elle avait rencontré, sur le chemin du retour, deux chattes adverses : la meneuse du Clan du Tonnerre -Étoile des Souffles- et une guerrière du Clan de la Rivière du nom de Flocon de Givre. Le vent lui ayant joué un tour, elle n'avait pas eu le choix que d'aller à leur rencontre. Ainsi s'était déroulée une bonne partie de cette matinée, en commodités, en discussion tiraillée entre tension et tradition, entre deux minettes, l'une au poil de feu, l'autre au pelage beige.
Et maintenant, la lieutenante du Clan de l'Ombre mouvait ses pattes en direction de son territoire. Heureuse de l'avoir quitté, elle était désormais soulagée de pouvoir le rejoindre après s'être éclipsée de cette rencontre imprévue. Non pas qu'elle était associable; mais elle n'aimait pas tellement tomber sur quelqu'un lors de ses balades, car il s'agissait alors de lancer une conversation qui, bien souvent, n'avait ni queue ni tête puisqu'elle n'était pas née par un réel désir d'échanger. C'était presque en courant que la tigrée rentrait chez elle, ses pattes effleurant à peine le sol et le vent provoqué par sa course lui fouettant les babines. Il s'agissait de ne pas risquer encore de tomber sur quelqu'un.

Une effluve vint annoncer le contraire. Un membre du Clan de la Rivière, un autre, se trouvait dans les parages. D'après la force de son odeur, il était là, ou bien venait de s'en aller. De toute son âme, la minette de l'Ombre désira ne pas apercevoir ce membre en question; une silhouette vint encore contredire ses désirs.
C'était un mâle au poil majoritairement brun, dérangé ci-là par des fines rayures noires, ci-là par des tâches arrondies de la même couleur. Fin, de taille moyenne, il se tenait droitement, avec fierté. Poussière de Roche se demanda de qui il s'agissait. Il va me falloir faire plus attention à ceux que je croise, désormais. Et faire l'effort de retenir les noms et visages... de tous les chats de la forêt, pensa-t-elle en soupirant. En effet, en tant que lieutenante, il lui fallait connaitre les chats qu'elle serait amenée à côtoyer, voire combattre. Le fait que sa nomination soit encore fraîche lui laissait le bénéfice du doute : dans quelques lunes, elle n'aurait plus ce privilège et se devait donc d'accélérer la cadence.

Si elle avait fait ce travail plus tôt, elle aurait su se trouver en présence d'Étoile Obséquieuse. Si elle n'avait pas été arrachée aussi tôt au Clan de la Rivière, elle se serait rappelée de ce visage qu'elle avait déjà vu. Mais elle avait oublié. Quant au meneur, peut-être ne se rappellerait-il pas de cette nouvelle-née au sang impur et aux yeux si pénétrants. Toujours est-il que, dans un élan de curiosité, Poussière de Roche se motiva à se présenter auprès de l'inconnu, espérant néanmoins que la rencontre ne durerait pas.

· Bonjour. Puisque le Clan des Étoiles m'a mise sur votre chemin, je viens me présenter : je suis Poussière de Roche, nouvelle lieutenante du Clan de l'Ombre. Des paroles simples, pleines de commodités : ce n'était que formel. C'était le seul ton qui lui était venu d'employer devant cet inconnu, qui aurait pu être n'importe qui. Elle savait juste de ce mâle au poil si singulier qu'il appartenait au Clan de la Rivière, d'où son odeur fraîche de poisson et de verdure humide.
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MessageSujet: Re: ✾ Le danger de la vie   Mer 20 Fév - 21:52

Le chemin du tonnerre.
Tu t'étais toujours demandé si le clan qui en bordait le côté droit avait hérité du surnom de la route qui longeait la forêt. A bien y réfléchir, le clan de l'ombre était plongé dans une marée obscure permanente, le clan du vent paraissait être le terrain de jeu des tornades miniatures, et le clan de la rivière avait hérité de l'unique cours d'eau des lieux, lui permettant d'ailleurs d'être plus avantagé que la norme ; en plus de savoir nager et pêcher, vous bénéficiez d'un rempart naturel contre les intrus et une source de nourriture rarement tarie. Ton clan était le meilleur, c'était une évidence. Ainsi, le clan du tonnerre lui, n'était pas logé sur une terre propice aux éclairs et à la furie des éléments célestes, mais avait tout simplement emprunté le surnom d'un ruban de bitume, se glorifiant d'un patronyme prestigieux alors qu'au final... Il n'avait rien de particulier si ce n'était ce chemin aussi bruyant que puant qui en marquait une frontière.
Formidable imagination.

Songeant à de tels détails, tu en revenais à la raison de ta visite ; en réalité tu t'étais risqué sur les frontières du clan de l'ombre dans l'optique d'en croiser son meneur. Ce n'était ni la politesse élémentaire ni l'envie de nuire qui te poussait à agir ainsi, mais une curiosité passive mêlée à une habitude restée tenace. Les pratiques régulières instaurées pendant l'enfance se muaient en coutume, et plus jeune, tu avais joué avec un jeune apprenti de ce clan peu accueillant, mais pas aussi terrifiant que certains couards voulaient bien le dire. Il était drôle de constater comme certains clans bénéficiaient d'une réputation tenace ; celui de l'ombre était dit arrogant et retors, celui du tonnerre était courageux et loyal, celui du vent était couard et influençable. … Et celui de la rivière ? A vrai dire, en toute objectivité, tu l'ignorais et aurais aimé le savoir. Peut-être mystérieux, à cause de la rivière qui empêchait les échanges entre clans. Mais encore ? Tu aurais aimé pouvoir le demander aux matous de chaque clan ; néanmoins tu doutais fortement de la sincérité de leurs réponses. Tu connaissais quelques chats de chaque clan, rencontrés lors de tes périples en tant qu'apprenti. Un jour, tu leur poserais la question.

D'ailleurs, un matou du clan de l'ombre semblait se diriger droit vers toi ; le vent étant en ta faveur, il ne t'avait pas encore repéré. Cessant ta marche, tu profitais de l'occasion pour l'observer avec attention ; une chatte de taille moyenne à l'ossature fine et aux prunelles vives, que tu jugeais plutôt jeune. A peine la conclusion fut-elle tirée qu'elle te repéra, et ralentit sa course pour finalement dévier pour se diriger vers toi à foulées élastiques mais lassées. La politesse plus que l'envie la motivait, et tu ignorais encore comment l’interpréter. Cependant, comment mal juger un félin guidé par la courtoisie la plus élémentaire ? Tes oreilles pointées vers elle, tu attendis qu'elle ralentisse, et écoutais sa tirade. Poussière de Roche mh ? C'était un joli nom, qui te disait quelque chose. L'impression fut confirmée lorsqu'elle ajouta qu'elle était nouvellement lieutenante ; tu en avais entendu parler.

     « Etoile Obséquieuse » te présentais-tu sans fioritures, la perçant de prunelles acérées. Elle ne portait aucun gibier, mais sa posture en disait long sur ses pensées. La journée avait été longue, et peut-être la chasse infructueuse. Elle voulait se reposer. « Ravi de rencontrer la jeune lieutenante du clan de l'ombre. » Sans doute te fourvoyais-tu, mais pour toi elle n'était pas encore assez mature et expérimentée pour exercer ce rôle. Cependant elle pouvait le mener à merveille, ce n'était aucunement ton problème. « Tu as l'air pressée. Je ne te retiens pas. léger sourire amusé. Toi-même étant un solitaire par excellence, tu ne pouvais lui imposer ta présence.


Ce ne fut que quelques secondes après avoir parlé que tu réalisais l'avoir tutoyé alors qu'elle avait employé le vouvoiement. Bah. Après tout, tu étais plus âgé et plus gradé qu'elle. Tu pouvais te justifier par les normes sociales.
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MessageSujet: Re: ✾ Le danger de la vie   Ven 22 Fév - 19:27

La lieutenante au poil tigrée fixait intensément le mâle qui lui faisait face, le détaillant dans un souci de curiosité soudaine qui venait lui titiller les sens : elle avait comme cette impression... ce sentiment de connaitre ce regard... d'avoir déjà vu ces tâches... de connaître cette voix... Et en même temps, c'était une impression qui semblait si lointaine qu'il était difficile de l'atteindre : Poussière de Roche ne se donna pas d'explication à cette impression de déjà-vu, et d'après la réponse de l'intéressé, il n'était pas apte à la mettre sur la moindre piste.
Si elle n'avait pas oublié qu'elle était née au Clan de l'Ombre, elle n'avait aucun souvenir de ses membres, même du lieutenant, du guérisseur ou du meneur. Ainsi, elle ne faisait pas le rapprochement, et au moment présent, elle était d'ailleurs bien loin de penser à ses origines : sa vie à l'Ombre était bien trop ancrée dans son esprit pour qu'elle puisse faire une quelconque déduction.

Le matou de la Rivière avait donc prononcé son nom -Étoile Obséquieuse. Nom vraiment peu courant... pensa la tigrée en considérant une nouvelle fois le matou. Puis elle réfléchit aux autres paroles qu'il avait prononcées, où il disait ne pas vouloir la retenir. Poussière de Roche hésita entre la gêne d'avoir été découverte, et le courroux de l'avoir été si facilement. Il faudrait qu'elle y travaille, à l'avenir; c'était plus important que jamais maintenant qu'elle était à ce poste.

· Jeune mais capable, rétorqua tout d'abord Pouss', piquée au vif par la réflexion sournoise du meneur de la Rivière. Peut-être était-il normal de douter d'elle ? Cela ne lui plaisait que peu... Mais d'un autre côté, ça pouvait être un atout : cacher ses capacités afin de tous les étonner. Oui, l'idée de leur faire fermer le clapet à double tour dans un futur proche était très alléchante. Là encore, l'orgueil de la lieutenante se faisait sentir dans sa façon de penser : chose qui ne la choquait guère, bien qu'elle en ait parfaitement conscience. On ne se refait pas. Peu importe, continua t-elle enfin, en référence à la deuxième partie de la réponse du Chef, je ne suis plus très loin, de toute façon, dit-elle enfin en coulant un regard vers l'autre côté du Chemin du Tonnerre, où se devinait au loin le relief indiquant le camp de l'Ombre : ce n'était pas bien difficile de le repérer étant donné l'état de désolation de ce territoire. Un soupir s'échappa de la gorge de la minette aux yeux bruns, mêmes yeux qui se reposèrent sur Étoile Obséquieuse avec un certain intérêt. Qui vous a parlé de moi ? demanda t-elle, intéressée de savoir par quel moyen la nouvelle de sa nomination s'était répandue dans la forêt.
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MessageSujet: Re: ✾ Le danger de la vie   Ven 22 Fév - 22:26

Il est vrai que ton nom était peu courant ; cela t'arrangeait bien. Sortir de la norme, là était ta volonté première, car tu n'étais comme aucun autre. Il suffisait de te comparer avec tes prédécesseurs : si eux restaient cloîtrés dans leur camp à gérer la politique interne en jouant à l'autruche, tu n'hésitais pas à sortir, voire même à empiéter sur le territoire des autres pour t'informer directement à la source. Eux prônaient la loyauté à tout prix et l'amour des traditions ; tu ne désirais que la prospérité de ton clan, qu'importent les moyens utilisés et les croyances bafouées. Ton simple pelage démontrait ton envie de te démarquer ; tu cumulais rayures et taches, t’appropriant la force du tigre et l'intelligence tactique du guépard. Tu étais un mélange, pas de sang mais d'esprit. A la frontière entre l'initiative personnelle et collective, entre l’égocentrisme et l'altruisme.
Difficile de te louper dans cette masse de clones, où personne n'osait tirer son épingle du jeu.
Troupeau uniforme où les têtes se rangeaient toutes au même niveau.

Bien sûr, tu avais déjà posé ton regard critique tu elle ; tu la jugeais jeune, mais cela t'importait peu. Elle n'était pas ta lieutenante, et quand bien même puisse-t-elle se montrer aussi zélée qu'inefficace, cela ne t'importait que si tu pouvais en profiter. Cependant, son regard outré en disait long sur son avis à ce sujet ; elle se voyait digne de se poste et comptait bien lui prouver. Peut-être pas en répliques assassines ou en actes belliqueux, mais en actions futures. Témérité, confiance en soi et maîtrise. Trois qualités qu'un lieutenant se devait d'avoir, et qu'elle démontrait sans même s'en rendre compte, et que tu avais saisi, par le léger balancement irrité de sa queue, par la tension de ses muscles, et par le léger hérissement de sa fourrure. Elle était certes jeune, mais se montrait capable, ou du moins, apte à tenir le rôle qui lui était confié. Peut-être faisais-tu fausse route. Peut-être pas. Quand bien même tu persistais à la scanner, un léger sourire aux lèvres, amusé par tes volte-faces mentales. Trop jeune, puis peut-être en adéquation avec le poste. Tu révisais sans arrêt ton jugement, et tant mieux pour vous deux. Les étiquettes fixes menaient à l'erreur, et l'erreur à l'échec.

Elle désirait rester à tes côtés, cela ne te surpris qu'à moitié. Conventions sociales, il y avait fort à parier. A sa place, tu n'aurais sans doute pas osé fausser compagnie à un chef de clan par pure paresse de maintenir une conversation ; c'était lors des rencontres imprévues de ce type que se jouait l'avenir des relations entre clans. Ta queue fit quelques aller et retour, simple exutoire de tes pensées tumultueuses que par agacement de la savoir face à toi, troublant ta sérénité. Elle n'était pas de mauvaise compagnie, son caractère bien trempé était plus amusant que celui, plat et fade, d'une minette acquiesçant à tout va.

Qui vous a parlé de moi ?

Regard insondable coulé en sa direction, où elle apercevrait peut-être, la lueur d'un badinage passager. Qui avait parlé d'elle ? Qui avait osé éculer l'information avant la traditionnelle assemblée ? Qui pouvait être chassé pour le crime de trahison ? L'affaire devenait intéressante, mais tu ne comptais pas faire du parleur un martyr. Du moins, pas aujourd'hui.  «  Au clan de la rivière, nous avons une doctrine intéressante » , énonçais-tu doctement, presque innocent, lui dévoilant un sourire plein de crocs.  « Comme l'eau, l'information la plus pure demeure en amont. » En termes moins littéraires, il faut remonter le cours d'eau pour y dénicher la source ; il faut également remonter le fil de l'information pour démasquer le bavard. Si la citation était facile à interpréter, trouver le fauteur resterait difficile. Encore fallait-il qu'elle en ait la volonté. La question est : le clan de l'ombre est-il bon au jeu des devinettes ?


( AHA genre j'ai passé plus de temps à composer ma citation qu'à écrire le RP xD )
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MessageSujet: Re: ✾ Le danger de la vie   Sam 23 Fév - 0:19

{ Ahaha mais tu m'as tuée amen }

La vérité était que Poussière de Roche avait craint provoquer le courroux du meneur suite à sa réponse à propos de son âge. Elle craignait qu'il ne décide de lui faire la morale, qu'il juge bon lui expliquer la vie. Elle ne redoutait pas cela par réelle peur, mais plus par ennui : s'il venait vraiment à monter sur ses grands chevaux, il lui faudrait faire beaucoup d'efforts pour ne pas partir sans même lui adresser un au revoir. Résultat de mots jugés inutiles.
Heureusement, Étoile Obséquieuse eut la présence d'esprit de ne pas s'arrêter sur ce détail, et passa directement à la question qui lui avait été posée. Qui lui a parlé de moi ? Les nouvelles se répandent-elles si vite ? se demanda intérieurement la lieutenante, qui se fichait bien qu'on sache ce qu'elle était devenue : si elle souhaitait savoir la source, c'était plus par amusement curieux que par volonté d'aller lui faire entendre deux mots. Cependant, la tigrée écouta avec attention ce que lui disait Étoile Obséquieuse, faisant référence à un proverbe qui serait propre au Clan de la Rivière. Le résultat en était assez flou, voir totalement abstrait : il n'apportait aucune information propre sur le sujet. Poussière de Roche haussa les épaules, ayant rapidement compris que si cet adage lui dictait une certaine conduite, il ne lui fournissait aucune réponse immédiate : elle ne souhaitait pas s'y attarder. Cependant, les dernières paroles de l'étoile du Clan de la Rivière intéressa bien plus la tigrée aux yeux bruns, qui se mit alors à le fixer intensément.

La question est : le clan de l'ombre est-il bon au jeu des devinettes ? Poussière de Roche sourit : ça n'était peut-être pas le but premier, mais elle prenait cette question quasiment rhétorique pour une mise à l'épreuve. Réfléchissant un instant à une réponse qui ferait sens dans la conversation, elle finit par trouver les mots :

· Le Clan de l'Ombre n'écoute pas les on-dit, déclara t-elle doucement, ses pupilles brillant d'espièglerie. On ne se laisse pas dicter notre conduite par une phrase sortie d'on ne sait où. Elle sourit encore. Elle avait parlé au nom du Clan tout entier alors que ce n'était peut-être que son avis. Non. Il y avait dans cette idée un certain orgueil et désir de liberté qui étaient propres au Clan de l'Ombre. Plus d'un de ses compagnons auraient approuvé ses paroles.
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MessageSujet: Re: ✾ Le danger de la vie   Sam 23 Fév - 15:56

Si tu avais pu lire en elle, devenant télépathe l'espace d'un instant, comme tu aurais ri ! Savoir qu'elle imaginait que tu puisses lui faire la leçon, tel le meneur responsable et frigide que tu devais être t'aurait amusé au plus haut point. Si tu étais d'une arrogance naturelle, tu ne te permettrais pas de t'abaisser à un tel niveau d'hypocrisie. Lui dicter sa conduite alors que tu ne laissais pas même le clan des étoiles te dicter la tienne ? C'aurait été risible, d'un comique de mauvais goût qu'en tant qu'amateur d'ironie, tu ne pouvais que déprécier. Bien sûr, tu n'étais pas devenu un meneur honni par ses actes, bafouant le code du guerrier qu'on t'avait inculqué dès le plus jeune âge. Non, tu élaborais toi-même tes conventions ; lui imposer les tiennes était d'une stupidité flagrante. Elle n'était même pas de ton clan, et si l'envie de l’assommer de longues tirades t'avais pris, ton discours aurait glissé sur elle comme sur une toile cirée. Tu savais à quel point certains pouvaient se montrer imperméable à l'autorité des gradés de clans différents. Elle t'offrait la déférence due à ton statut de meneur, autant garder les avantages que cela impliquait, et éviter toute argumentation inopportune.

Tes répliques la déconcertaient de plus en plus ; tu voyais au froncement léger de ses sourcils et au frémissement impatienté de ses oreilles qu'elle n'appréciait guère ses dérobades. Pourtant, n'étais-tu pas digne représentant de la rivière ? Face à un rocher, l'eau trouvait toujours un moyen de le contourner, creusant son lit peu importe les entraves naturelles de son environnement. Tu étais ainsi ; évinçant ce que tu ne pouvais détruire, utilisant ta force sur une tâche moins vaine que celle qui consistait à éroder un rocher pour le traverser. Un sourire de circonstance figé sur tes lèvres sombres, tu ne remuais pas, patientant après son cheminement mental. Qu'elle désire interpréter ou répondre à la maxime ne t’intéressait que moyennement. Ce qui présentait un intérêt restait ses réactions face aux obstacles mentaux que tu lui imposais. Elle demeurait calme, bien qu'agacée par ses écarts. Et puis brutalement, elle releva le menton et te décocha un regard enflammé par l’orgueil de son clan.
Quel délicieux esprit collectif.

Le clan de l'ombre n'écoute pas les on-dit. Bien sûr. A ton humble avis, les matous de l'ombre n'étaient pas aussi obtus que cette phrase voulait bien le faire croire. Ignorer les sources d'information secondaires – rumeurs et autres échanges informels – était la meilleure façon de ne rien savoir du tout.. Et de débarquer comme une fleur sur un champ de bataille jonché de cadavres. Non, le clan de l'ombre se vantait de tout savoir mais de ne jamais partager. Comme s'il était omniscient. Il écoutait tout, et analysait ensuite. Et ça, si la minette l'ignorait, c'était qu'elle avait une image bien trop noble de son obscur cheptel, et qu'elle courrait à sa propre décadence. Ou qu'elle avait raison, et que tu pouvais préparer l'invasion de son peuple sans craindre de fuites... Puisque les matous de son clan ne s'y fieront pas. / Les aveugles ne vont jamais bien loin. / Et voilà que tu parlais presque de manière sibylline, jouant au maître de la prose sans même le vouloir. La constatation t'arracha un sourire et tu la détaillais, songeant à mettre un terme à votre entretien. Tu avais vu, jugé, retenu. Elle apprendrait bien vite – peut-être à ses dépens – qu'il était nécessaire de plonger dans la boue pour en ressortir plus propre qu'avant.

Elle semblait si innocente. Si fière d'elle, de son rang, de son clan.
Certaine que ce qui valait le nom de ce dernier n'était dû qu'à la noirceur de ses terres.
Triste ange tombé au fond des limbes.

Mais peut-être cachait-elle ses cornes sous sa chevelure d'ingénue.
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MessageSujet: Re: ✾ Le danger de la vie   Sam 23 Fév - 23:50

Étoile Obséquieuse avait cet air fier, trop sûr de lui, quasiment hautain. Il affichait ce sourire narquois trahissant ses pensées quant à son avis sur la lieutenante, sur son âge, son attitude, ses réactions, comme s'il la jugeait. Non, pas comment s'il la jugeait : il la jugeait, tout simplement. Poussière de Roche s'était souvent répété qu'elle se fichait de l'opinion que les autres avaient d'elle, bien trop fière pour faire des concessions, et à la fois trop apeurée de devoir encaisser la critique : elle préférait n'en rien ressentir. Et pourtant, face au meneur de la Rivière, qui dégageait cette impression de jugement, toutes ces belles pensées semblaient s'évaporer : au final, peut-être que la tigrée souhaitait être respectée de tous, qu'on parle de sa bravoure et autres vertus, qu'on la couvre de compliments et qu'on la défende contre quiconque oserait s'en prendre à elle. Ce n'était pas le cas; du moins pas encore : elle devait faire ses preuves, c'était certain. Mais comment montrer à tous ce qu'elle valait alors que rien ne se passait ? À l'instant présent, elle n'était qu'un pion, certes peut-être plus haut placé que d'autres, dans le Clan. Peut-être que cela ne changerait jamais : il y avait des chats dont les descendants n'entendraient jamais parler. Poussière de Roche, elle, aspirait à devenir une figure respectée jusqu'à des millénaires après sa mort. Comme le vaillant Étoile de Feu, dont la légende était connue de tous dès la naissance.
Mais ce chat, domestique de base, au poil de feu et aux yeux d'eau, avait survécu longtemps avant de vivre, avant de devenir important. Il avait supporté railleries, perplexité de ses ''compagnons'' de Clan, mépris des autres Clans, voire de certains de son Clan. Il avait tracé sa route peu à peu, et littéralement, on pouvait dire qu'il leur avait fermé le clapet, à tous. Sauf à ceux qui, dès le début, l'avaient soutenu et avaient cru en lui. Poussière de Roche aspirait à ce modèle; mais il était évident qu'elle aurait voulu que les premiers pas, dont les embûches étaient les railleries et le fait qu'on ne croyait pas en elle, soient moins longs dans le temps. C'était toujours difficile, frustrant, énervant, et ça altérait sa fierté, que d'entendre qu'on doutait d'elle : Étoile Obséquieuse semblait se moquer totalement d'elle, comme si intérieurement il se disait qu'elle ne serait pas un obstacle au cas où il lui viendrait à l'esprit d'attaquer. À ce moment, la tigrée se demanda comment son aïeul au poil roux avait su conserver son calme et son pacifisme tout au long de ces longues lunes. Elle sentait aujourd'hui à quel point il avait dû bouillonner de l'intérieur : elle, ça la brûlait, jusqu'à lui faire mal.

· Ce genre de belles phrases toutes faites sont ce qu'elles sont : toutes faites. Ce sont des histoires conçues pour faire rêver. On croit s'y reconnaître, jusqu'à ce qu'on se trouve dans une situation où cet adage ne soit plus si approprié. Je ne crois pas à la pluie après le beau temps, je ne crois pas que ce soit l'attention qui compte -on se justifierait pour cette si simple raison d'actes cruels ? Poussière de Roche réfléchissait en même temps qu'elle parlait aux proverbes qu'elle pourrait citer et qui seraient un bon exemple dans son argumentation. Elle conclut finalement : Je n'ai pas besoin de belles paroles pour penser par moi-même. La théorie ne sert que peu dans la pratique. Peut-être aussi pensait-elle qu'elle n'avait pas besoin de leçons vieilles comme le monde : mais cette façon de penser serait un aspect de plus de son orgueil, et n'était peut-être pas appropriée pour ce qu'elle souhaitait dire. Elle croyait réellement que l'expérience s'obtenait en vivant les choses. Elle pensait également que les rumeurs ne faisaient qu'embourber les gens : si parfois elles s'avéraient justes, à multiples reprises elles n'étaient que pur mensonge.

Sans doute Étoile Obséquieuse trouverait-il une autre raison d'enfoncer la jeune lieutenante. Sans doute chercherait-il à la discréditer, à lui faire comprendre encore une fois qu'il lui restait tant à apprendre, qu'elle n'était qu'un œuf face à un lézard à collerette : faible, sans défense.
Ce qu'il ne savait par contre pas, c'était que Poussière de Roche connaissait ses capacités. Plus que physiques, elle avait une force mentale qu'elle jugeait puissante : elle pensait par elle-même, elle résistait à la douleur, car tout, ou presque, était psychique. Tout pouvait se contrôler, tout n'était que ressort de l'esprit. Et cela, c'était sans doute la plus grande des armes.
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MessageSujet: Re: ✾ Le danger de la vie   Dim 24 Fév - 1:14

D'irritée, elle passait lentement à excédée, et électricité qui tendait l'atmosphère t'amusait beaucoup. Tu n'avais pas l'envie réelle de l'exaspérer au point de lui faire perdre tout contrôle sur ses actes et ses paroles. Non, tu ne comptais pas la provoquer jusqu'à l'épuisement, mais la tester, la scanner pour avoir une longueur d'avance sur les autres. Étoile Abyssale, meneur du clan de l'ombre, était pour l'instant aussi bien un ami qu'un rival ; vos relations étaient trop floues pour être définies, et tu voulais être paré à toute éventualité. Il était fort possible que vos clans finissent par s'allier, auquel cas il te faudrait frayer avec la jeune lieutenante qui peu à peu, perdait pied face à tes assauts verbaux aussi précis qu'acérés. Tu n'en éprouvais aucune gêne ; tes paroles n'avaient jamais été offensantes, et depuis le début de votre échange, ta voix était mesurée, posée, ne montant pas d'un cran. Reflexions neutres quoique lourdes de sens, phrases courtes mais courtoises. Vos relations pouvaient encore basculer d'un côté comme de l'autre. Si tu concevais fort bien qu'elle puisse déjà vouloir te fuir – ou éventuellement te rendre la monnaie de ta pièce – tu ne voyais aucun obstacle à ce qu'elle puisse devenir une coéquipière. Comme un rayon X sur un code barre, tu t'étais pour l'instant contenté de la balayer et de noter en ravale chaque mouvement qui avait pu la trahir.
Si serpent tu étais, tes crochets demeuraient rangés.

« Ce genre de belles phrases toutes faites sont ce qu'elles sont : toutes faites. » Les commissures de tes lèvres remuèrent un bref instant, et tu aurais presque sauté sur l'occasion pour couper net sa belle tirade afin de la contredire. Pas par plaisir de découvrir ses réactions, mais pour rétablir la vérité. Non, tu n'étais pas la pâle copie d'un éminent cerveau. Les trouvailles étaient tiennes, et il s'avérait presque flatteur qu'elle puisse les comparer à d'anciennes maximes. Patient, tu attendis la fin de ce déluge de mots, gardant ton avis là dessus. Lorsqu'on avait des arguments solides et précis, il était inutile d'utiliser de longues phrases qui les noyaient dans une fioriture de mots invasifs. Ils ne faisaient que donner moins d'importance aux faits qui eux, avaient une réelle valeur. Ainsi, pour toi, plus les argumentations étaient longues et moins elles étaient fondées. Mais ce n'était qu'un jugement hautement personnel. Les longs discours t'avaient toujours ennuyé, encore plus lorsqu'ils venaient d'un gradé inférieur. D'où peut-être ton habitude d'utiliser des sentences nettes et courtes, souvent blessantes mais aussi rapides à entendre qu'à interpréter.

« La théorie ne sert que peu dans la pratique. » Ah. Son mentor serait ravi d'apprendre une telle chose. Il était peu probable qu'il lui ait jeté un lapin dans les pattes dès son premier jour d'apprentissage, sans même lui avoir expliqué au préalable comment le tuer. Bien sûr, cela n'avait pas la même connotation que ce qu'elle sous-entendait ; ses précédents propos, aussi obscurs qu'énigmatiques, ne servaient à priori à rien. Ils ne servaient pas de vecteur à la pratique, mais consistaient à fonder un principe de rhétorique, ou à ouvrir un chemin de pensées. Ce fut certainement pour cela que tu restais muet. Mettre en déroute chacun de ses arguments avec des cas qui ne s'appliquaient pas en général ne servirait pas ta cause. Et au final, tu ne désirais pas franchement la vexer. Si pour toi c'était un jeu, pour elle, c'était un débat politique qui lui tenait à cœur. Après tout, elle ne pouvait se permettre de brouilleur leurs clans par quelques paroles malvenues.

Tu attendis quelques secondes après la fin de son court monologue pour rétorquer sur le seul point qui t'avais réellement intéressé. Celui qui te concernait directement, bien évidemment. / Ravi de découvrir que mes paroles passent pour des citations / fantaronnais-tu, cynique, un détestable rictus au coin des lèvres. Bien, on pouvait te surnommer le philosophe désormais. Ou le faiseur de proverbes. Profil candide aux antipodes de ta nature réelle. Ce qui pouvait en un certain sens que tu pouvais être aussi musclé qu'intelligent, aussi odieux qu'énormément cultivé.
De quoi perturber sérieusement ceux qui te côtoyaient.

Tu te redressais enfin, la surplombant d'une bonne tête, et la détaillais du regard une dernière fois. Sa fatigue étiolait sa patience, et vous vous accordiez au moins sur un point : hors de question de transformer une rencontre en guérilla verbale. Aussi décidais-tu de mettre fin à l'entretien, lui ôtant ce poids des épaules : comment fausser compagnie à un belliqueux chef de clan aux répliques redoutablement incisives ? / Ce fut un plaisir. / Banalité conventionnelle, que tu t’empressais de conclure avec un brin d'espièglerie : / … malgré les apparences. /

Ce n'avait été qu'un jeu.
Elle battrait ce premier score la prochaine fois.
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Personnages: Poussière de Roche ♀ Lieutenante du Clan de l'Ombre ♕
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MessageSujet: Re: ✾ Le danger de la vie   Dim 24 Fév - 12:43

Poussière de Roche avait du mal à interpréter les gestes discrets du meneur : non pas qu'elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'il pensait lorsqu'elle parlait, mais elle avait trop peur de se laisser aveugler par sa fierté blessée, et rester sur un jugement premier et qui deviendrait alors définitif. La lieutenante pensait sincèrement que tout pouvait toujours changer, et elle se forçait toujours à ne pas rester sur une impression afin de laisser libre cours aux choses de se passer. Néanmoins, elle se rendait compte à chaque fois à quel point il était difficile de ne pas rester méfiante face à un chat qui portait tant atteinte à son orgueil : presque naturellement, son image glissait vers le côté félins détestés. Mais elle savait que ce jugement ne portait que fausseté. Les chatons de 3 lunes avaient encore deux uniques catégories pour qualifier leur entourage : les gentils, les méchants. Mais, en grandissant, la tigrée s'était rendu compte que ce n'était pas si simple, ni tout blanc ni tout noir. Le gris occupait une grande partie de l'espace. Elle avait appris que ce qui comptait n'était pas tant la personnalité, sinon les actes d'une personne. Seulement, ce jugement reposait sur du long terme; le premier pas à faire était de ne pas figer son jugement, et de laisser ce long terme faire son travail.

De toute évidence, Étoile Obséquieuse allait encore trouver quelque chose pour démonter les paroles de la tigrée. Sans doute avait-il déjà sa réplique préparée dans sa tête. Peut-être voulait-il toujours avoir raison; peut-être pas. Toujours était-il que sa réponse ne se fit pas attendre : Ravi de découvrir que mes paroles passent pour des citations, réponse à laquelle la lieutenante de l'Ombre ne put s'empêcher d'afficher un sourire amer. Sa réponse fut immédiate et impulsive :

· Ce n'est pas moi qui est parlé d'adage. Sans doute n'ai-je pas à vous rappeler la définition de ce mot. Des paroles simples, narquoises. Un proverbe était une phrase toute faite, à portée générale. C'était différent d'une pensée personnelle. Peut-être que le meneur tacheté aurait trouvé à redire.

Étoile Obséquieuse ne souhaitait de toute évidence pas s'étaler en paroles inutiles. Il prit congé. Les relations entre les Clans étaient vraiment un tas de mots balancés sans but précis, pâle courtoisie excellant dans l'inutilité. Poussière de Roche n'avait encore jamais été amenée à faire une rencontre qui aurait bousculé cette idée qu'elle se faisait des relations inter-clans. Peut-être cela viendrait-il; un jour.

· Au revoir. Ravie d'avoir rencontré le meneur du Clan de la Rivière. Elle avait dit ces paroles presque inconsciemment. Sur le moment, elle inspirait profondément, profitant du fumet délicieux que l'odeur de ce Clan lui apportait. Assise tranquillement, elle regardait le matou qui s'apprêtait à s'éloigner, décidée à le voir disparaître totalement avant de lui tourner le dos et de retourner sur ses terres.
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